Pour ceux qui veulent se cultiver....
LE MEXIQUE :
Géographie du Mexique
La majeure partie du Mexique est un immense plateau élevé entouré de chaînes de montagnes qui s'abaissent vers d'étroites plaines côtières à l'ouest et à l'est.
Les deux principales chaînes de montagnes, la sierra Madre occidentale et la sierra Madre orientale, se rejoignent dans le sud-est au sein d'une région appelée La Junta, où elles forment la sierra Madre du Sud, un labyrinthe de montagnes volcaniques où s'élèvent les plus hauts sommets (Orizaba, 5 610 m). Le pays compte de nombreux volcans actifs (Popocatépetl, Paricutín, Chichinal, Nevado, Colima).
La sierra Madre du Sud conduit à l'isthme de Tehuantepec, entre le golfe de Campeche et le golfe de Tehuantepec.
Le plateau central prolonge les plaines du sud-ouest des États-Unis. Représentant plus de la moitié de la superficie totale du pays, il s'abaisse d'ouest en est et du sud (de 1 830 à 2 440 m d'altitude) jusqu'au nord (de 1 070 à 1 200 m d'altitude). Le plateau est traversé par deux grandes vallées : le Bolsón de Mapimí au nord et le Bassin de Mexico, ou Anáhuac, au centre.
Les plaines côtières sont dans l'ensemble peu élevées, plates et sablonneuses. Au nord-ouest, la Basse-Californie, une longue et étroite péninsule qui s'étend sur 1 225 km jusqu'au sud du pays, est traversée par des montagnes naissant dans les chaînes côtières de la Californie américaine. À l'extrémité sud-est du pays, la péninsule du Yucatán est plate et peu élevée; son altitude moyenne ne dépasse pas 30 m.
Le Mexique possède peu de grands fleuves et la plupart d'entre eux ne sont pas navigables. Le plus long est le Rio Grande (appelé Río Bravo del Norte au Mexique), qui longe la frontière américano-mexicaine (2 896 km). Les autres grands fleuves sont le Balsas Pánuco (720 km), le Grijalva, et l'Usumacinta au sud et le Conchos au nord. Le lac de Chapala, à l'ouest, est le plus grand du pays.
Le Mexique possède d'importants gisements de gaz naturel ainsi que la 7e réserve mondiale de pétrole.
Société Mexicaine La population mexicaine est composée de trois groupes principaux : les Mexicains d'origine espagnole, les Indiens et les métis (mestizos), d'origine mixte espagnole et amérindienne. Les mestizos sont de loin les plus nombreux et représentent près de 55% de la population, contre 30% pour les Indiens.
La population du Mexique est estimée à 94 millions d'habitants.
Le Mexique est une république fédérale composée d'un district fédéral (où se trouve la capitale) et de 31 États : Aguascalientes, Basse-Californie-du-Nord, Basse-Californie-du-Sud, Campeche, Chiapas, Chihuahua, Coahuila, Colima, Durango, Guanajuato, Guerrero, Hidalgo, Jalisco, Mexico, Michoacán de Ocampo, Morelos, Nayarit, Nuevo León, Oaxaca, Puebla, Querétaro, Quintana Roo, San Luis Postosí, Sinaloa, Sonora, Tabasco, Tamaulipas, Tlaxcala, Veracruz, Yucatán et Zacatecas.
Capitale et centre culturel du pays, Mexico figure parmi les grandes mégalopoles du monde et sa population est estimée à près de 20 millions d'habitants. Les autres grandes villes sont Acapulco, Guadalajara, Merida, Monterrey, Oaxaca, Puebla, San Cristobal de las Casas, tandis que les stations balnéaires de Cancun ou Playa del Carmen attirent de très nombreux touristes étrangers.
La langue dominante et officielle du pays est l'espagnol. On compte également quelque 13 langues amérindiennes dont la principale est l'indien nahuatl, ou aztèque. On parle aussi le maya dans la péninsule du Yucatán et l'otomí dans le centre du pays.
Gouvernement et vie politique au Mexique
Le Mexique est une république fédérale régie par la Constitution de 1917.
Le pouvoir exécutif est exercé par un président élu au suffrage universel direct pour un mandat de six ans non renouvelable. Il est assisté par son gouvernement, qu'il nomme lui-même.
Le pouvoir législatif est représenté par un Congrès à deux chambres, élues au suffrage universel : le Sénat, de 64 membres élus pour six ans (on compte deux sénateurs pour chaque État et deux pour le district fédéral); la Chambre des députés, de 500 membres élus pour trois ans (300 au scrutin majoritaire et 200 à la proportionnelle). Sénateurs et députés ne sont pas rééligibles.
À l'intérieur de chaque État, le pouvoir exécutif est assuré par un gouverneur élu au suffrage universel pour six ans, tandis que le pouvoir législatif est exercé par des Chambres des députés élues pour trois ans. Le gouverneur du district fédéral est nommé par le président du Mexique.
Le principal parti politique du pays est le Partido Revolucionario Institucional (Parti révolutionnaire institutionnel; PRI), créé en 1929 et au pouvoir sans interruption sous différents noms depuis cette date. Les partis d'opposition sont le Parti d'action nationale, de droite libérale (PAN), le Parti de la révolution démocratique, de gauche nationaliste (PRD), et le Parti des travailleurs, d'extrême-gauche (PT).
Le 2 juillet 2000, Vicente Fox est élu président du Mexique pour six ans avec 44 % des voix, en battant le candidat du PRI Francisco Labastida et celui du PRD Cuauhtémoc Cárdenas. Il succède à Ernesto Zedillo et met fin à une longue période sans interuption de 71 ans de domination du PRI dans la vie politique du Mexique.
Economie du Mexique
Près de 26% des actifs travaillent dans l'agriculture. Malgré la redistribution de terres aux ejidos (fermes communales) dans les années 1980, le problème de la répartition des terres continue à se poser. Il fut le détonateur de la révolte de l'Armée de libération nationale zapatiste en 1994.
Le développement de systèmes d'irrigation a pourtant permis d'augmenter l'étendue des terres cultivées. Aujourd'hui, le pays parvient à produire la plupart de ses produits de base, mais il est également un pays exportateur.
Les principaux produits agricoles sont le maïs, le blé, l'orge, le riz, le haricot, la pomme de terre, le café, le coton, la canne à sucre, d'autres fruits et végétaux, et des animaux d'élevage.
La majorité des compagnies minières du pays est aujourd'hui détenue par des Mexicains. La plus importante ressource est le pétrole, extrait principalement dans les États de Veracruz, de Tabasco et de Chiapas; sa production est contrôlée par une compagnie d'État, la toute-puissante Pemex. La production de pétrole brut est de 920 millions de barils par an environ (6e rang mondial), celle de gaz naturel de 22,8 milliards de m3 (10e rang mondial), et celle de charbon de 11,1 millions de tonnes.
L'argent est également une ressource importante du pays qui se place au 1er rang mondial avec une production de 2 000 tonnes par an. Les mines d'or de la sierra Madre occidentale produisent 8 tonnes par an, et la production de cuivre (10e rang mondial) est estimée à 270 000 tonnes.
La région de Mexico rassemble plus de la moitié de l'industrie mexicaine mais les créations d'emplois industriels sont désormais assurées en grande partie par les industries "maquilladoras". Ces entreprises de sous-traitance situées près de la frontière américaine utilisent une main-d'œuvre mexicaine bon marché au service de firmes nord-américaines.
L'unité monétaire du Mexique est le nuevo peso divisé en 100 centavos. LE GUATEMALA :
Géographie
Le territoire guatémaltèque est traversé d'est en ouest par la Sierra Madre, chaîne montagneuse d'origine volcanique, dont le point culminant est le volcan Tajumulco (4 211 m). Les terres hautes du Centre s'opposent aux plaines côtières du versant Pacifique, ainsi qu'aux terres chaudes du Petén, plateau calcaire recouvrant le tiers nord du pays, où l'on trouve une forêt tropicale très dense.
La plupart des volcans du pays sont éteints, mais les tremblements de terre sont fréquents à proximité de la ceinture volcanique (plus de 20 000 victimes en 1976).
Les fleuves les plus importants du Guatemala sont le Motagua, l'Usumacinta, qui constitue une partie de la frontière avec le Mexique, le Chixoy et le Sarstún, formant, lui, une partie de la frontière avec le Belize. Les deux principaux lacs sont le lac d'Izabal, qui communique avec la mer des Caraïbes, et le grand lac Petén Itzá (100 km2), au centre de la région de Petén.
Le climat du Guatemala présente des températures variant considérablement avec l'altitude. Au-dessus de 1 000 m, les jours sont tempérés et les nuits fraîches. La température moyenne annuelle est d'environ 20°C. Le climat des plaines côtières est plus tropical avec une température moyenne annuelle de 28°C. La saison humide s'étale de mai à octobre.
La faune comprend des cerfs, des singes et des pécaris, surtout dans les terres basses. D'autres animaux sauvages (jaguar, tapir, puma) vivent en petit nombre, et des crocodiles peuplent quelques cours d'eau. Les oiseaux sont extrêmement nombreux. Le quetzal au plumage somptueux est l'oiseau symbole du Guatemala.
Le sol, généralement très fertile, est la principale ressource du Guatemala, pays essentiellement agricole. Néanmoins, on trouve des nappes de pétrole (exploitées depuis 1975) au Petén, ainsi que du nickel, du plomb, du zinc, du cuivre, de l'antimoine et du tungstène. Il existe enfin de petits gisements d'uranium et de mercure. La forêt, très dense, fournit du bois de valeur destiné à l'exportation et des produits consommés localement.
Société
Le Guatemala est le pays le plus peuplé d'Amérique centrale, avec une population estimée à 10,62 millions d'habitants. La société guatémaltèque est, depuis la conquête espagnole, divisée en deux groupes : d'une part les Indiens d'origine maya, qui constituent la moitié de la population du Guatemala. D'une extrême pauvreté, ils vivent principalement dans les hautes terres peu fertiles; d'autre part les "ladinos", métis et descendants d'Espagnols, essentiellement urbains.
Le Guatemala est divisé en 22 départements administratifs, dirigés chacun par un gouverneur nommé par le président. La plus grande ville du pays est Ciudad Guatemala et sa population (les Guatémaltèques) dépasse 2 300 000 habitants. Les autres villes les plus importantes sont : Quezaltenango (96 000 habitants), Puerto Barrios (40 000 habitants), Mazatenango et Antigua. Les villes de Chichicastenango et de Panajachel, ainsi que le superbe site Maya de Tikal reçoivent chaque année de nombreux touristes venus du monde entier.
La langue officielle est l'espagnol, mais l'on recense quelque 21 langues indiennes largement utilisées.
Gouvernement et vie politique
Jusqu'au coup d'État militaire de 1982, le Guatemala était régi par une Constitution en vigueur depuis 1966. Une nouvelle Constitution, proposée en 1984, fut appliquée à partir de 1986, à la suite des élections législatives de 1985.
D'après celle-ci, le pouvoir exécutif est détenu par le président élu au suffrage universel pour cinq ans. Non rééligible, le président a la responsabilité du commandement des forces armées, de la nomination et la révocation des ministres et de certains fonctionnaires.
Le pouvoir législatif est exercé par une assemblée à chambre unique rassemblant 100 députés élus pour cinq ans (75 au scrutin majoritaire, 25 à la proportionnelle).
Les partis politiques ont été interdits après le coup d'État militaire de 1982, puis de nouveau légalisés en 1985. Les deux partis qui prédominent au Guatemala sont le Parti démocrate-chrétien (fondé en 1968) et l'Union du centre national (fondé en 1984).
Economie
L'agriculture, qui emploie environ 55% de la main d'œuvre, reste la première activité économique du pays.
L'agriculture du Guatemala est duale : le café, la banane, le coton et la canne à sucre, produits dans de grandes exploitations de la côte Pacifique, sont destinés à l'exportation. À ces latifundia s'opposent les petites propriétés qui se consacrent aux cultures vivrières peu productives (maïs, haricots, riz, blé) et à l'élevage.
La sylviculture est un important secteur de l'économie, les forêts du Guatemala produisant du bois d'ébénisterie, du baume, du chiclé (utilisé dans la fabrication du chewing-gum) et des huiles. L'unité monétaire du Guatemala est le quetzal, divisé en 100 centavos. LE SALVADOR :
Géographie
Le relief du Salvador est composé d'un plateau central peu élevé (de 400 à 800 m d'altitude) découpé par des vallées fluviales et recouvert par de nombreux volcans (Santa Ana, San Vicente, San Salvador, Tepaca, Conchagua), dont certains sont encore actifs. La partie la plus élevée du pays se situe dans le Nord, au massif de Monte Cristo (2 418 m). L'étroite bande côtière qui longe l'océan Pacifique ne dépasse pas 25 km de large. Le río Lempa, qui est partiellement navigable, est le principal fleuve du pays.
Le climat du Salvador est tropical, avec une saison sèche (novembre à avril) et une saison humide (mai à octobre). On rencontre, selon l'altitude, des terres chaudes (tierras calientes), jusqu'à 800 m, des terres tempérées (tierras templadas), jusqu'à 1 800 m et, au-delà des terres froides (tierras frías). La température annuelle moyenne de la capitale, San Salvador, est de 24°C.
Société
La population du Salvador est évaluée à 5,77 millions d'habitants. Plus de 90% des Salvadoriens sont des métis (d'Espagnols et d'Indiens). L'espagnol est la langue officielle du pays.
Le pays est divisé en quatorze départements. La population de San Salvador, capitale et plus grande ville du pays, s'élève à 450 000 habitants (1 500 000 habitants avec l'agglomération). Suivent Santa Ana (228 000 habitants), et San Miguel (180 000 habitants), située au pied du volcan San Miguel.
Gouvernement et vie politique
Le Salvador est gouverné selon la Constitution du 20 décembre 1983, qui établit un régime présidentiel, avec un président de la République élu pour cinq ans au suffrage universel et une Assemblée législative, dont les membres sont élus, également au suffrage universel, tous les trois ans.
La Constitution de 1983 renforça l'indépendance du pouvoir judiciaire. L'organe judiciaire le plus élevé, la Cour suprême, est élu par l'Assemblée législative.
Au début des années 1990, les principaux partis politiques du Salvador étaient le Parti de conciliation nationale (PCN), le parti démocrate-chrétien (PDC) et l'Alliance républicaine nationaliste (Arena). De nombreux groupes de guérilla sont devenus des partis politiques légaux, notamment le Front Farabundo Martí de libération nationale (FFMLN).
Economie
Malgré plusieurs tentatives de réformes agraires, les inégalités restent criantes entre les grands propriétaires terriens, dont les latifundias travaillent surtout pour l'exportation, et les familles d'ouvriers agricoles ou de petits propriétaires, qui pratiquent une agriculture de subsistance. Le café cultivé dans les montagnes du Sud est, avec le coton, la principale richesse du pays. On cultive également du maïs, de la canne à sucre, du riz, des haricots et de nombreux fruits tropicaux. L'élevage est essentiellement concentré dans la région du plateau central. Le Salvador est un important fournisseur de résine de balsamier (qui permet la fabrication de baumes utilisés en pharmacie). Les crevettes constituent le principal produit de la pêche.
Les principales exportations sont le café, le coton et le sucre. La monnaie du Salvador est le colón, divisé en 100 centavos.LE NICARAGUA :
Géographie
Les hautes terres nicaraguayennes, d'une altitude moyenne de 600 m, couvrent l'intérieur du pays du nord-ouest au sud-est. Plusieurs chaînes montagneuses découpent le territoire des hautes terres d'est en ouest, la plus élevée étant la Cordillère Isabelia, qui dépasse 2 000 m.
À l'ouest se trouve une grande dépression, qui abrite le lac Nicaragua, le plus grand d'Amérique centrale, et le lac de Managua, tous deux reliés par la rivière Tipitapa. Entre les lacs et la côte pacifique s'élève une chaîne de volcans qui fait de cette région une zone à risques sismiques.
À l'est, la plaine côtière qui donne sur la mer des Caraïbes, connue sous le nom de côte des Mosquitos s'étend à l'intérieur des terres sur 72 km et est partiellement couverte par la forêt tropicale. Les quatre principaux fleuves, le río San Juan, le río Coco, le río Grande et le río Escondido, se jettent dans la mer des Caraïbes.
Les régions côtières du Nicaragua jouissent d'un climat tropical avec une température moyenne de 25.5°C. À des altitudes plus élevées, dans l'intérieur des terres, la température varie entre 15.5°C et 26.5°C.
Société
La population du Nicaragua est estimée à 4,50 millions d'habitants.
Environ 77% des Nicaraguayens sont des métis (population d'ascendance mixte blanche et amérindienne), environ 10% sont des Blancs, le reste de la population étant constitué d'Amérindiens (4%) et de Noirs (9%).
Le Nicaragua est divisé en 16 départements et en trois zones spéciales. Selon des estimations de 1991, Managua, la capitale et le premier centre commercial du pays, comptait 1 million d'habitants, León, important centre religieux et culturel, 167 000 habitants, et Granada 90 000 habitants.
L'espagnol est la langue officielle du Nicaragua.
Gouvernement et vie politique
En 1984, au lendemain du retour des civils au pouvoir, une nouvelle Assemblée nationale de 96 sièges remplaçant le Conseil d'État des sandinistes, prit ses fonctions. Une nouvelle Constitution, adoptée en 1987, vint entériner cette situation. Elle remplaçait la Constitution de 1974 qui avait été abrogée en 1979 par le gouvernement de Reconstruction nationale, nouvellement formé par les sandinistes.
Depuis les élections de février 1990, le pays est dirigé par une coalition anti-sandiniste, l'Union nationale de l'opposition (UNO).
Economie
L'agriculture est la base de l'économie du pays. Au début des années 1990, le secteur agricole du Nicaragua employait environ un tiers de la population active. Les principales cultures commerciales sont le café, le coton et les bananes. Parmi les autres cultures, on trouve la canne à sucre, le maïs, le sorgho, le riz, les haricots et les oranges. Le Nicaragua est l'un des principaux pays éleveurs de bovins d'Amérique centrale.
Le Nicaragua produit du bois, qui est débité puis acheminé par les principaux fleuves qui se jettent dans la mer des Caraïbes. Les principales pêches commerciales sont la crevette et l'écrevisse.
L'unité monétaire du Nicaragua est le córdoba or, de 100 centavos.LE COSTA RICA :
Géographie
Plusieurs chaînes de montagnes traversent presque entièrement le centre du pays (cordillère de Talamanca, cordillère centrale et cordillère de Guanacaste). Les points culminants sont le Chirripo Grande (3 820 m) et le volcan en activité d'Irazú (3 432 m). Le plateau du Valle Central, situé entre les montagnes au-dessus de 1 000 m d'altitude, abrite les trois quarts de la population. Les plaines des côtes de la mer des Caraïbes, très vastes, occupent près du tiers du pays, tandis que les plaines du Pacifique sont plus étroites. La côte Pacifique est découpée de baies (golfe de Nicoya, golfe Dulce, et baie de Coronado). Le principal fleuve du Costa Rica est le San Juan (230 km) qui délimite au nord une partie de la frontière avec le Nicaragua.
Le climat du Costa Rica est tropical sur les côtes et tempéré par l'altitude dans le centre. Les températures moyennes annuelles varient de 32°C sur les côtes à 17°C dans les terres. Les côtes de la mer des Caraïbes sont extrêmement pluvieuses tandis que, le long du Pacifique, la saison sèche dure de quatre à cinq mois. La saison des pluies commence en avril ou en mai et se termine en décembre. Plus de 1 000 espèces d'orchidées sont cultivées au Costa Rica. Les forêts sont riches en ébène, balsa, acajou et cèdre. Des pumas, des jaguars, des cervidés, des singes et environ 725 espèces d'oiseaux constituent la faune du pays.
Les terres cultivables du Costa Rica sont concentrées dans le Valle Central et aux abords des fleuves. Environ un tiers du pays est recouvert par la forêt, exploitable en grande partie. Les ressources minières restent peu exploitées.
Société
La population du Costa Rica est estimée à 3 420 000 habitants. 90 p. 100 des habitants sont des Blancs d'origine européenne (principalement espagnole) et des mestizos (métis d'origine espagnole et amérindienne). La population noire est surtout issue de la Jamaïque. L'espagnol est la langue officielle mais l'anglais est également utilisé.
San José, la capitale, s'étend au pied des volcans Irazú et Poas, et a une population estimée à 400 000 habitants. Les principales villes sont Alajuela (150 000 habitants), Cartago (100 000 habitants) et Puntaneras (90 000 habitants).
Gouvernement et vie politique
Le Costa Rica est une république régie par la Constitution du 7 novembre 1949. Le pouvoir exécutif est exercé par un président élu au suffrage universel direct pour quatre ans et non rééligible. Le vote est obligatoire pour tous les citoyens âgés de plus de dix-huit ans. Le président est assisté par un gouvernement composé de 20 ministres.
Le pouvoir législatif est confié à une assemblée législative à chambre unique de 57 députés élus pour quatre ans.
Le Parti de la libération nationale (Partido de Liberación Nacional, ou PLN), réformiste, et l'Unité sociale chrétienne, conservatrice, sont les principaux partis politiques du pays. L'économie costaricaine reste essentiellement agricole mais l'élevage a récemment progressé et l'industrie est en expansion. Le pays compte une importante classe moyenne, et un bon revenu moyen bien réparti au niveau social et géographique.
Economie
Le Costa Rica doit son nom à la relative prospérité acquise grâce à la culture du café et de la banane. Le café est principalement cultivé sur les plateaux du centre du pays. Au milieu des années 1990, le Costa Rica produisait environ 145 000 tonnes de café par an. La banane est cultivée sur les côtes dans de vastes plantations. L'United Fruit Company, firme américaine implantée au Costa Rica depuis la fin du XIXe siècle, exploite plusieurs importantes bananeraies sur les côtes et a fait construire les ports de Quepos et de Golfito pour l'exportation de la banane. Le cacao, le sucre de canne et l'ananas sont aussi cultivés pour l'exportation. Le maïs, le riz, les légumes, le tabac et le coton sont également cultivés dans tout le pays, en quantité plus réduite. La pêche au thon, au requin et à la tortue se pratique le long des côtes.
L'or et l'argent sont extraits dans la partie ouest du Costa Rica. Les gisements de bauxite, manganèse, de nickel, de mercure et de soufre sont largement sous-exploités. Le pétrole, découvert dans le Sud, reste inexploité.
L'unité monétaire est le colón, divisé en 100 centimos.LE PANAMA :
Géographie
Le Panamá est coupé dans sa longueur par plusieurs chaînes montagneuses. La sierra de Tabasará pénètre dans le pays par l'ouest. Son altitude moyenne est de 1 525 m, et son plus haut sommet, le Barú, un volcan éteint, atteint 3 475 m.
À l'est du canal, la cordillère de San Blas et la serranía del Darién, plus basses, ont une altitude moyenne de 915 m environ et sont presque entièrement situées à l'intérieur du pays. La région comprise entre les deux systèmes montagneux est formée de collines de 100 à 450 m de hauteur, de vallées fertiles bien arrosées et de plaines. Elle est entièrement couverte de forêts touffues et surmontée de crêtes, d'arêtes et, par endroits, de plaines et de hauts plateaux. Depuis les deux chaînes se déversent environ 325 rivières et cours d'eaux qui rejoignent le Pacifique et 150 qui descendent jusqu'à la mer des Caraïbes.
Le principal fleuve est le Tuira, qui se jette dans le golfe de San Miguel, sur la côte pacifique. Un autre grand fleuve, le Chagres, qui prend sa source dans le centre du pays, a été barré pour former le lac Gatún, qui communique avec le canal de Panamá.
La bande étroite (90 km au minimum) que forme le Panamá s'élargit au centre sud dans la péninsule d'Azuero, qui ferme le golfe de Panamá. Celui-ci abrite l'archipel des Perles, qui est constitué d'une centaine de petites îles d'une superficie totale de 1 165 km2.
Le Panamá jouit d'un climat tropical avec des températures moyennes annuelles allant de 23° à 27°C dans les régions côtières. Dans l'intérieur, à haute altitude, la température moyenne est de 19°C. La saison des pluies dure d'avril à décembre.
Société
La population du Panamá est estimée à 2,63 millions d'habitants. La population du pays est composée à plus de 75% de métis (d'origine amérindienne et européenne) et de mulâtres (issus d'Africains et d'Européens), et d'environ 6% d'Amérindiens de souche - surtout des Cunas, des Guaymis et des Chocos - le reste étant d'origine asiatique, africaine ou européenne.
Le Panamá est divisé en neuf provinces et un territoire spécial, Comarca de San Blas.
La capitale, Panamá, compte environ 950 000 habitants, suivie par Colón (140 000 habitants), à l'extrémité nord du canal de Panamá, et David (102 500 habitants), ville agricole située près de la frontière du Costa Rica.
La langue officielle est l'espagnol mais l'anglais est également très employé.
Gouvernement et vie politique
Le Panamá est gouverné d'après une constitution adoptée en 1972 et entièrement révisée en 1983. Le chef de l'État est un président élu au suffrage universel, en même temps que deux vice-présidents, et assisté d'un cabinet. Le Panamá dispose d'une Assemblée de 67 membres élus pour cinq ans au suffrage direct.
Economie
La principale source de revenus du pays provient du canal. La zone franche de Colón, la deuxième du monde après celle de Hong Kong, est une des assises de l'économie du pays, ainsi que le système des pavillons de complaisance qui assure au Panamá d'importants revenus et en fait le deuxième pays du monde pour l'importance de la flotte. Seul un tiers des habitants dispose d'un véritable travail salarié. Le reste de la population travaille dans l'agriculture de subsistance, le secteur informel ou est au chômage.
Environ 8% du territoire panaméen est consacré à l'agriculture. Les principales cultures sont la banane, la banane plantain, la canne à sucre, le riz, le maïs et le café. La forêt panaméenne produit divers types de bois, en particulier de l'acajou. De grandes plantations, généralement dirigées par des sociétés nord-américaines, produisent des bananes, de la canne à sucre et du cacao.
L'unité monétaire du Panamá est le dollar, qui est divisé en 100 centésimos.
L'EQUATEUR :
Géographie
L'Équateur est divisé en quatre régions géographiques : la Costa, ou plaine côtière, qui couvre un peu plus du quart de la superficie du pays, c'est une des régions les plus fertiles et les plus riches du pays; la Sierra, ou hautes terres centrales, est composée d'une double chaîne de montagnes élevées et massives encerclant une série de plateaux; l'Oriente, ou jungle orientale, qui couvre environ la moitié du territoire, est constitué de versants en pente douce situés à l'est des Andes; enfin, les îles Galápagos comportent six îles principales et une douzaine d'îles plus petites qui contiennent de nombreux sommets volcaniques, éteints pour la plupart. La région de la Sierra se situe entre deux chaînes andines, la Cordillère occidentale (avec le sommet le plus élevé du pays, le Chimborazo, qui culmine à 6 310 m) et la Cordillère orientale ou royale. Elle contient plus d'une douzaine de pics d'une altitude supérieure à 5 000 m, dont le Cotopaxi (5 897 m), l'un des plus hauts volcans du monde en activité.
Bien qu'il soit situé au niveau de l'équateur, le pays dispose d'une grande variété de climats, en raison des différences d'altitude. La Costa est généralement chaude et humide, avec une température annuelle moyenne d'environ 26°C. Dans la Sierra, les températures s'échelonnent entre 7°C et 21°C. La ville de Quito, située à 2 850 m au-dessus du niveau de la mer, possède une température annuelle moyenne de 13;°C. La région de l'Oriente est encore plus chaude et plus humide que la Costa : les températures avoisinent 38°C.
L'archipel des Galápagos possède de nombreuses espèces animales et constitue ainsi une réserve naturelle.
Société
La population équatorienne est estimée à 11 000 000 habitants. Environ 80% d'entre eux sont des Amérindiens et des métis, 10% sont des Blancs - principalement d'origine espagnole - et 10% sont des Noirs.
La moitié des Équatoriens habite sur la côte et environ 46% vivent dans la Sierra.
L'Équateur est divisé en 20 provinces, elles-mêmes subdivisées en cantons et en communes urbaines et rurales.
Quito, la capitale, est située dans les Andes septentrionales. Guayaquil se trouve dans le sud-ouest : c'est un centre commercial et financier et le principal port du pays. Cuenca, centre industriel, commercial et touristique, ainsi que Machala, ville commerciale, agricole et portuaire sont également des villes importantes. De plus en plus de touristes font le voyage vers l'Equateur et certaines villes comme Riobamba et Ambato se sont développées grâce à cette activité économique.
La langue officielle et la plus largement utilisée dans le pays est l'espagnol. De nombreux Amérindiens des régions rurales parlent également le quechua, une langue originaire de l'Empire inca.
Gouvernement et vie politique
L'Équateur est administré conformément à la Constitution de 1978. Le pouvoir exécutif est détenu par un président, élu au suffrage direct pour un mandat de quatre ans non renouvelable. Le président de la République nomme les gouverneurs des provinces et il est commandant en chef des forces armées. Le pouvoir législatif est exercé par un Congrès national, doté d'une chambre et composé de 72 membres (65 sont élus au niveau provincial tous les deux ans et 12 au niveau national tous les quatre ans).
La république de l'Équateur compte de nombreux partis politiques, entre autres : le Parti social-chrétien, le parti de l'Union républicaine, le Parti conservateur, le parti de la Gauche démocratique, le parti de la Démocratie populaire, le Parti socialiste équatorien et le Parti communiste.
Economie
L'agriculture est la base traditionnelle de l'économie équatorienne.
Dans les années 1970, des quantités substantielles de pétrole commencèrent à être exploitées et exportées, en particulier grâce à l'achèvement de l'oléoduc transandin offrant une liaison entre les gisements de pétrole et le port d'Esmeraldas.
Les bananes sont la principale culture et constituent une part essentielle des exportations. Les plantations de canne à sucre, de manioc, de maïs, de riz, de pommes de terre, de café, de cacao et de citron sont également importantes.
L'Équateur est l'un des premiers producteurs mondiaux de balsa. Parmi les autres produits de ses forêts, il faut citer l'écorce de palétuvier et le caoutchouc.
Les eaux entourant l'archipel des Galápagos constituent l'une des plus riches zones de pêche de thon au monde; on y trouve aussi des crevettes en abondance. De manière générale, les eaux côtières situées au large du continent sont riches en poisson.
L'or, l'argent, le plomb, le gaz naturel, le zinc et le sel sont exploités en Équateur, mais c'est principalement le pétrole qui constitue la richesse du pays. En 1994, la production pétrolière représentait 18,8 millions de tonnes.
L'unité monétaire de l'Équateur etait le sucre, équivalent à 100 centavos; ce nom lui fut donné en hommage au héros national Antonio José de Sucre. Maintenan c-est le dollar americain.
LE PEROU :
Géographie du Pérou
Le Pérou peut être divisé en trois régions topographiques distinctes : la plaine côtière (la costa), les Andes (la sierra) et les terres amazoniennes (la montaña). Chacune présente des caractéristiques - climat, ressources, végétation, développement économique - très différentes.
La plaine côtière est une étroite bande de terrain désertique qui s'étend sur toute la longueur du pays. Les nombreux cours d'eau qui naissent dans les Andes et descendent à pic en direction du Pacifique ont permis l'irrigation de la région, à l'origine très aride. C'est dans cette plaine côtière que sont concentrées la plupart des villes et des industries péruviennes.
À l'est de la plaine côtière, la sierra recouvre environ 30% de la superficie du Pérou. C'est une région de hautes terres qui comprend les chaînes montagneuses très élevées des Andes, des hauts plateaux, ainsi que des gorges et des vallées profondes.
La sierra peut elle-même être divisée en trois ensembles : la Cordillère occidentale, la principale chaîne montagneuse, avec ses hauts sommets volcaniques, connaît une importante activité sismique et abrite le point culminant du Pérou, le Huascarán (6 768 m); la Cordillère centrale et la Cordillère orientale. Au sud, la chaîne des Andes s'écarte pour laisser la place à un immense haut plateau, l'Altiplano. Le lac Titicaca, le plus vaste lac d'altitude au monde (8 340 km2, 3 900 m), se situe dans le sud-est, à la frontière entre le Pérou et la Bolivie.
Encore plus à l'est, la montaña occupe 60% de la superficie du pays. Elle se compose d'un long piémont, la ceja de montaña, et de la vaste plaine amazonienne. Celle-ci, drainée par les cours sinueux du fleuve Amazone et de ses affluents (Huallaga, Ucayali), est recouverte de forêts tropicales, quasiment inexploitées, la selva. La frontière entre le Pérou et la Colombie est tracée par le río Putumayo.
Le climat du Pérou varie fortement selon les régions : chaud et humide de type tropical dans la montaña, mais froid et sec (quasi arctique) dans les Andes.
Dans la plaine côtière, les températures moyennes atteignent 20°C, des températures plutôt fraîches pour la latitude. Cette fraîcheur s'explique par la présence du courant de Humboldt (ou courant du Pérou), un courant marin froid qui remonte depuis le sud le long des côtes du Pacifique et qui provoque des nuages chargés de brume, les garuas.
Société Péruvienne
Selon les estimations, le Pérou compte 24 000 000 d'habitants.
Les Amérindiens, descendants des Incas, représentent environ 45% de la population du Pérou; ce sont essentiellement des Quechuas et des Aymaras. Près de 37% des habitants sont issus d'un métissage entre Amérindiens et descendants d'Européens. Environ 15% des Péruviens sont d'origine européenne (surtout espagnole). Les 3% restants sont issus de l'immigration, asiatique essentiellement (Japonais, Vietnamiens, Chinois).
Sur le plan administratif, le pays compte 24 départements, eux-mêmes divisés en 164 provinces, plus une province constitutionnelle, celle de Callao.
Environ 72% de la population vit en milieu urbain. La capitale et la plus grande ville du Pérou est Lima (6 510 500 habitants dans l'agglomération en 1990), qui est également son principal centre économique. Parmi les autres villes importantes, il faut citer Arequipa (750 000 habitants en 1990), un grand centre industriel, Trujillo (400 000 habitants en 1990), Chiclayo (400 000 habitants en 1990), et Cuzco (162 000 habitants en 1990), réputée pour ses ruines incas et le célèbre Machu Picchu. En outre, Callao, à une dizaine de kilomètres de Lima, est le premier port du pays.
D'autres villes bénéficient des retombées économiques du tourisme au Pérou : on citera par exemple les ville de Huaraz dans la Cordillère Blanche, Nazca et ses lignes mystérieuses, et Puno au bord du lac Titicaca.
L'espagnol, parlé par environ 70% de la population, fut longtemps la seule langue officielle du Pérou. En 1975, le quechua, une des principales langues des Amérindiens, fut également reconnu. Dans les Andes méridionales, les Péruviens utilisent également l'aymara, une autre langue indigène.
Gouvernement et vie politique au Pérou
Le Pérou est une République parlementaire régie par la Constitution de 1993. Le chef de l'État est le président de la République, élu au suffrage universel direct pour cinq ans et rééligible. Le chef du gouvernement est le Premier ministre, appelé à son poste par le Président.
Au niveau du pouvoir législatif, le système bicaméral qui avait cours juqu'à la promulgation de la dernière Constitution, a été remplacé par une chambre de 120 membres élus au suffrage universel pour cinq ans, le Congrès national.
En 1990, les élections présidentielles et législatives furent dominées par les candidats du mouvement Changement 90/Nouvelle majorité (C90-NM), fondé en 1989 et marqué par la personnalité du président de la République, Alberto Fujimori, du Front démocratique (Fredemo), une coalition de centre créée en 1988, ainsi que de l'Alliance populaire révolutionnaire américaine (APRA) de tendance marxiste, fondée en 1924.
Economie du Pérou Les cultures agricoles sont réparties entre deux secteurs : les cultures vivrières se concentrent dans les petites exploitations de la sierra et de la montaña; tandis que dans la plaine côtière, de grandes fermes coopératives se consacrent à des cultures destinées à l'exportation. Au premier rang des productions agricoles, on trouve le maïs (10% des terres cultivées), le riz (7%), la canne à sucre, la pomme de terre, les haricots, les graines de coton, le café (16e producteur mondial) et le blé.
Le Pérou est le plus grand producteur mondial de feuilles de coca, la plante à partir de laquelle la cocaïne est raffinée. L'essentiel de la production est expédié aux trafiquants de drogue colombiens. Les forêts, qui recouvrent 54% du territoire, sont encore sous-exploitées. Les Péruviens exploitent tout de même le bois de balsa et la gomme de balata, le caoutchouc et toute une variété de plantes médicinales, dont la fameuse cinchonine, qui sert à produire de la quinine.
L'industrie de la pêche, qui s'est considérablement développée après la Seconde Guerre mondiale, est un secteur prédominant de l'économie péruvienne et une partie très importante des exportations du pays. Le Pérou se situe aujourd'hui au 2e rang mondial, après la Chine et avant le Japon. Plus des trois cinquièmes des prises sont constitués d'anchois, utilisés pour fabriquer de la farine de poisson, produit dont le Pérou est le premier producteur mondial.
L'industrie minière occupe une place très importante dans l'économie du pays. Le Pérou est l'un des plus grands producteurs mondiaux d'argent (2e rang mondial), de plomb (4e rang), d'étain (5e rang) et de cuivre (8e rang). Le pétrole (1re production en valeur), le gaz naturel, le minerai de fer, le molybdène, le tungstène et l'or, en constante augmentation, sont également extraits en quantités importantes.
La monnaie péruvienne est le nuevo sol ("nouveau sol") divisé en 100 céntimos.
LA BOLIVIE :
Géographie de la Bolivie
La Bolivie est constituée de deux grands ensembles géographiques : la cordillère des Andes, à l'ouest, et les plaines de l'Oriente, à l'est. Ainsi, la principale caractéristique physique de la Bolivie est la présence de la chaîne des Andes, qui s'étend du nord au sud à travers la partie occidentale du pays. Le complexe andin est formé par deux bandes parallèles de puissants reliefs, la Cordillère occidentale et la Cordillère royale (ou orientale), qui culmine avec l'Illimani (6 880 m) et l'Illampu (6 500 m).
La Bolivie est divisée en trois régions distinctes : l'Altiplano, ou région de hauts plateaux, les yungas, des vallées profondes, boisées et bien irriguées, les llanos, ou plaines du Chaco. L'Altiplano se situe entre la Cordillère occidentale et la Cordillère royale. La partie septentrionale, où est concentré l'essentiel de la population et de l'industrie du pays, contient en son extrémité le lac Titicaca, le lac navigable le plus élevé au monde. Au sud-est du pays se trouvent les plaines arides et semi-tropicales du Chaco, qui s'étendent jusqu'au Paraguay et en Argentine.
Les vallées et les plaines du nord et du nord-est sont drainées par le río Beni et son affluent principal, le Madre de Dios, par la rivière Guaporé, qui forme une partie de la frontière avec le Brésil, par le río Mamoré et le río Madeira, enfin. Le río Pilcomayo, le principal cours d'eau du sud de la Bolivie, s'écoule à travers les plaines du Chaco et se jette dans le río Paraguay. Le bassin des lacs Titicaca et Poopó constitue une partie essentielle du réseau hydrographique du pays et est alimenté par le río Desaguadero. Le pays étant situé sous les tropiques, la Bolivie possède un climat chaud et humide. Cependant, en raison de ses altitudes très variées, elle connaît un grand éventail de conditions climatiques. Aux altitudes élevées, le climat est froid et sec, accompagné de vents glaciaux et d'une atmosphère raréfiée, il présente des écarts extrêmes de températures. Dans les régions de faible altitude, le climat est plus chaud. Les températures moyennes annuelles se situent entre 8°C dans l'Altiplano et 26°C dans les plaines orientales. Les gisements de minerai sont importants et variés et constituent une des premières industries de la Bolivie. Les principales ressources minières du pays sont l'étain, le plomb, l'argent, le cuivre, l'antimoine, le zinc, le soufre, le bismuth, l'or et le tungstène. On y trouve également du sel, du pétrole et du gaz naturel.
Société Bolivienne
La population de Bolivie est estimée à 7 600 000 habitants.
Les Amérindiens représentent l'essentiel de la population bolivienne : ainsi environ 30% de la population sont des Quechuas et 25% des Aymaras, les autres groupes indigènes sont des Guaranis, des Mojeños et des Chimanes. Les métis, ou mestizos, représentent 30% des habitants, et seulement 15% sont des Européens, principalement d'origine espagnole.
La Bolivie est divisée en neuf départements, administrés par des préfets nommés par le président. Ces départements sont : Santa Cruz, Beni, Tarija, Potosí, La Paz, Chuquisaca, Pando, Cochabamba et Oruro. Chaque département est lui-même divisé en provinces, administrées par des sous-préfets, également nommés par le chef de l'État.
Sucre est le siège des activités commerciales et industrielles du pays, La Paz est le centre politique, économique et culturel, toutes deux sont les villes principales de la Bolivie. Les autres villes importantes sont Santa Cruz, Cochabamba, Oruro, Potosí.
Les langues officielles de la Bolivie sont au nombre de trois : l'espagnol, le quechua et l'aymara.
Gouvernement et vie politique en Bolivie
La Bolivie est une république, administrée conformément à la Constitution de 1825 et révisée en 1947.
Le président, le vice-président et le gouvernement sont investis du pouvoir exécutif. Le chef de l'État et son vice-président sont élus pour un mandat de cinq ans au suffrage universel direct. Le Congrès national (Congreso nacional) est bicaméral : il est composé d'un Sénat de 27 membres et d'une Chambre des députés de 130 membres. Tous sont élus pour des mandats de cinq ans. La Cour suprême de Sucre, composée de 12 membres élus par le Congrès, représente le pouvoir judiciaire indépendant. Dans les départements, il existe des cours de district locales.
Les principaux partis politiques sont le Mouvement de la gauche révolutionnaire (MIR), le Mouvement national révolutionnaire (MNR) et l'Action démocratique nationaliste (ADN).
Economie de la Bolivie
La Bolivie est une des nations les plus pauvres d'Amérique du Sud. L'économie a terriblement souffert de plus de cent cinquante ans d'instabilité politique chronique et de son manque d'accès à la mer.
L'agriculture est la première activité de l'économie bolivienne. Elle emploie pratiquement la moitié de la population active du pays. Les principales cultures boliviennes sont les pommes de terre, la canne à sucre, le coton, le café, le maïs, le riz et le blé. À côté de ces cultures légales, il existe un autre type de production : une grande partie du revenu agricole provient, en effet, de la culture et de la transformation illicites des feuilles de coca, à partir desquelles est fabriquée la cocaïne.
L'exploitation minière est une activité économique de premier plan en Bolivie, qui fut pendant longtemps l'un des principaux producteurs d'étain au monde. En 1952, ses trois principales exploitations minières d'étain furent regroupées et nationalisées au sein d'une société d'État, sous le nom de Corporación minera de Bolivia (Comibol). En 1994, la production de minerai d'étain atteignait 15 000 tonnes. La Bolivie est également un producteur mondial important d'argent, de bismuth et d'antimoine. On y exploite aussi des gisements de tungstène, de plomb, de zinc et de cuivre. Le volume de pétrole et de gaz naturel produit augmenta dans les années 1960 et, vers la fin des années 1980, la Bolivie devint quasiment autosuffisante dans le domaine des produits pétroliers.
L'unité monétaire de la Bolivie est le boliviano, équivalent à 100 centavos.
LA CHILI :
Géographie du Chili
S'étendant sur près de 4 270 km du nord au sud, le territoire a une largeur moyenne de 200 km environ, n'excédant jamais 350 km. Le relief est dominé par la longue chaîne des Andes qui s'étend sur toute la longueur du pays, du plateau bolivien, au nord, à la Terre de Feu, au sud.
On distingue trois types de relief d'est en ouest : la haute cordillère des Andes, à l'est, la Vallée centrale, formant une zone de plateaux, et la chaîne côtière occidentale.
La cordillère des Andes est plus large au nord qu'au sud. La région septentrionale est une zone de larges plateaux où se dressent de nombreuses montagnes dont les altitudes dépassent 6 100 m. C'est là que se trouve le point culminant du Chili, Ojos del Salado (6 893 m). La zone de plateau est dominée par le grand désert d'Atacama, près de la ville de Iquique, qui renferme de vastes champs de nitrate et de riches gisements miniers (fer, cuivre, manganèse).
Au centre, le plateau s'ouvre sur une vallée, la Vallée centrale, longue d'environ 965 km. Large de 40 à 80 km, c'est la région du pays la plus peuplée. La dépression fertile située entre les fleuves Aconcagua et Bío Bío forme le cœur agricole du Chili. La partie centrale des Andes est moins large et moins élevée que la partie septentrionale. On y trouve les principaux cols andins. Le littoral de cette région offre les plus beaux ports naturels du pays. L'extrémité sud de la Vallée centrale est à Puerto Montt, au bord de la mer de Chiloé.
Le long chapelet d'îles qui borde le littoral est formé par les sommets des chaînes côtières sous-marines. Dans cette région méridionale, de nombreux fjords découpent la côte. Les Andes méridionales dépassent rarement 1 830 m d'altitude; elles rejoignent le plateau de Patagonie.
Les nombreux fleuves qui irriguent le Chili sont plutôt courts, prenant leur source pour la plupart dans les Andes et se jetant dans le Pacifique, à l'ouest. Au nord et au centre, ils sont alimentés principalement par les neiges éternelles des Andes. Du nord au sud, on distingue, parmi les plus grands cours d'eau, le Loa (long de 362 km), l'Elqui, l'Aconcagua, le Maipo (long de 250 km et coulant au pied du volcan du même nom), le Maule (282 km), le Bío Bío (384 km) et l'Imperial.
L'extension en latitude du Chili, 17e au 56e degré de latitude sud, explique la diversité des climats. On distingue trois régions climatiques : le nord, de type aride, le centre, de type méditerranéen, et le sud, de type tempéré océanique.
Le nord est presque partout désertique et constitue l'un des déserts les plus arides au monde. Mais la présence au large du courant froid du Pérou, dit courant de Humboldt, et l'altitude modèrent les températures.
Société du Chili
Comparée aux autres pays d'Amérique du Sud, la population du Chili est relativement homogène. Les premiers colons espagnols se mêlèrent aux Amérindiens, Picunches au nord, Araucans dans la Vallée centrale et Huiliches au sud. Leurs descendants métis représentent plus de 92% de la population actuelle. Les Indiens non métissés (Araucans, Mapuches, Quechuas) ne se rencontrent que dans les régions retirées et à l'extrémité méridionale, en Terre de Feu, où subsistent les Alakalufs, les Yagans et quelques centaines d'Onas. Les réserves qui leur sont accordées ne leur permettent pas de subvenir à leurs besoins. Ils représentent environ 6% des habitants.
La population du Chili est de 14 200 000 habitants. Plus du tiers de la population totale habite à Santiago. L'espagnol, parlé par la quasi-totalité de la population, est la langue officielle du Chili. L'usage des langues amérindiennes est limité.
Administrativement, le Chili est découpé en 13 régions - y compris la métropole de Santiago - à leur tour divisées en 40 provinces. Les provinces sont à leur tour divisées en municipalités.
Outre Santiago, la capitale (4 385 000 habitants), les autres grandes villes sont Concepción,